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Forum sur La Politique Quebecoise: “ECOSOCIALISME ET LUTTES DE CLASSE DANS LA PERIODE À VENIR”

Comment pouvons-nous construire une opposition efficace à la vandalisme climatique, à l’austérité et au bouc émissaire des immigrés et des réfugiés?

Rejoignez-nous pour une discussion avec MARC BONHOMME, blogueur prolifique et

socialiste dans les rangs de Quebec Solidaire, , et ROBERT MCBRYDE, activiste de la justice

climatique et fondateur de Leap Montréal.

JEUDI 13 DECEMBRE 19:00 h

CENTRE DES TRAVAILLEURS IMMIGRANTS,

4755 rue VAN HORNE, Suite 110,

Montreal, Quebec.

Organisée par la Ligue pour l’action socialiste

Tel : (514) 804-7645 Courriel: rmahoo3@gmail.com

Legault et Trudeau: co-gestionnaires du statu quo capitaliste au Québec.

Les Québécois vont aux urnes

par Robbie Mahood

Le 1er octobre sera jour d’élections au Québec, une première en vertu d’une nouvelle loi qui exige un nouveau mandat tous les 4 ans.

Alors que la population se lasse des coupures dans les services de santé, l’éducation et les services sociaux, le gouvernement du Parti libéral de Philippe Couillard pourrait subir une défaite.  Mais ce ne sera pas aux mains de leur rival traditionnel, le Parti québécois (PQ).

Le PQ nationaliste bourgeois est en crise. Il est à l’origine des deux référendums sur l’indépendance du Québec en 1980 et 1995. Mais il a reporté un autre référendum à un avenir indéfini, si à jamais. Perdant sa raison d’être en tant que parti de la souveraineté, il perd son appui principalement à la Coalition Avenir Québec (CAQ), un parti populiste de centre-droite maintenant en position de renverser les Libéraux. Sous l’ancien ministre du PQ, François Legault, un gouvernement de la CAQ approfondirait l’austérité tout en se servant des immigrants comme boucs émissaires et en se présentant comme le meilleur défenseur des « intérêts » du Québec dans ses négociations avec Ottawa.

Il reste donc le petit parti de « gauche », Québec Solidaire (QS). En mettant de l’avant un programme pro-indépendance et anti-austérité, QS espère rallier les souverainistes et les électeurs de la classe ouvrière aux dépens du PQ. Mais avec 10 % des intentions de vote, il ne peut s’attendre qu’à ajouter quelques députés de plus à sa liste actuelle de 3 députés sur 125 à l’Assemblée nationale.

Cette élection témoigne de la stagnation de la politique parlementaire bourgeoise au Québec.  Un consensus idéologique étouffant entoure les Libéraux, la CAQ et le PQ. Pour la plupart des électeurs, le choix est de se débarrasser d’une bande de politiciens réactionnaires corrompus et de les remplacer par une autre. Seul QS fournit une certaine forme de soulagement.

Cela reflète l’accalmie actuelle des luttes sociales et de classe au Québec. C’est le prix à payer pour le poids mort du leadership bureaucratique des syndicats québécois. Après avoir pesé de tout leur poids dans le projet nationaliste bourgeois du PQ dans les années 1970, ils se retrouvent maintenant dans une position très affaiblie après des années de concessions et de recul.  Les dirigeants syndicaux ont limité leur intervention dans cette élection à « interroger » les trois partis qui pourraient gagner. Leur horizon stratégique se limite à s’assurer une place à la table lorsque les politiciens néo-libéraux s’assoient avec les gens d’affaires du Québec.

Les dirigeants syndicaux ne sont toujours pas prêts à accepter une rupture définitive avec le PQ, ne faisant que signaler leur intention de voter contre les Libéraux et la CAQ.

Et ce, malgré un programme électoral de QS que les syndicats peuvent certainement soutenir : soins dentaires publics, suppression du financement public des écoles privées, scolarisation gratuite de la maternelle à l’université, recentrer les soins de santé primaires au sein du secteur public, suppression des frais à payer pour placer les enfants dans les garderies, promesse de financer les transports en commun et transition rapide vers un salaire minimum à 15 dollars de l’heure.

QS incarne des éléments contradictoires.  C’est un parti progressiste ou “de gauche”, mais loin d’être un parti travailliste ou socialiste. Son évolution est de plus en plus déterminée par des calculs électoraux. Le programme parfois radical du parti est souvent rogné par la direction pour ne pas trop s’écarter du consensus capitaliste libéral du Québec. Par exemple, QS a atténué son engagement envers l’objectif de la COP 21 de réduire les émissions de carbone de deux tiers d’ici 2030, afin de diminuer l’écart avec la position des partis néo-libéraux.

Par contre, QS a rejeté catégoriquement un pacte électoral avec le PQ. Et son programme s’incline vers la gauche, le démarquant de ses concurrents. QS représente une rupture partielle avec les partis de la classe dirigeante et pourrait offrir une vraie alternative, en ralliant les syndicats au parti et en proposant un programme clair pour la classe ouvrière.

C’est dans cette perspective que la Ligue pour l’Action socialiste lutte à l’intérieur et à l’extérieur de QS et lance un appel aux citoyens de se prononcer en déposant un vote critique pour QS.  Nous déplorons la décision du NPD provincial, récemment relancé, de présenter des candidats contre QS lors de cette élection. Cela divisera l’électorat de la classe ouvrière. Cette décision ne peut être motivée que par un réflexe sectaire et nationaliste fondé sur la loyauté envers l’État fédéral anglo-canadien. Le NPD provincial cherche à enlever des voix à un autre parti beaucoup plus établi de la gauche réformiste simplement parce qu’il offre une vision et un programme progressistes (mais, comme le NPD, à peine socialistes) dans le cadre d’un Québec indépendant.

Les hauts dirigeants du NPD n’ont pu bâillonner les délégués au congrès

Par Barry Weisleder

(Traduction libre de l’anglais)

Le congrès à Ottawa, du 16 au 18 février, ne marquait pas uniquement l’occasion de lancer Jagmeet Singh en tant que nouveau chef du Nouveau Parti Démocratique travailliste. Ce fut aussi une tentative, pas entièrement réussie, d’établir son contrôle sur l’appareil du parti et d’imposer un message politique timoré. À cet égard, ce fut un effort de promotion hautement centralisé, à la Jack Layton, conçu pour éviter la controverse et ainsi, restreindre le débat constructif.

D’abord, la direction du parti relégua au bas de la liste des priorités les motions progressistes, endossées par des douzaines d’associations de circonscriptions locales du NPD, qui portaient sur des enjeux tels que la démocratie, le Moyen-Orient, l’OTAN, l’ALÉNA, les nouveaux oléoducs, l’élimination des droits de scolarité postsecondaires, la propriété publique, la progressivité du régime fiscal, etc. Ainsi, on voulait s’assurer que ces motions ne furent pas soumises à vote au congrès. Des ateliers préliminaires, qui se sont déroulés tôt vendredi matin, ayant pour but de considérer des amendements à la liste de priorités déterminée par la bureaucratie du parti, furent dominés par l’aile droite et entravés par de nombreux obstacles procéduraux.

Néanmoins, des arguments contestataires et pointés furent avancés, et les membres de la base, comptant des centaines de jeunes et de nouveaux délégués, réussirent à effectuer des percées. Voilà qui s’annonçait l’élan du futur.

Durant le panel sur les politiques d’affaires extérieures, alors que plus de 400 personnes bondaient la salle, une motion visant à prioriser une version atténuée de la résolution proposant le boycottage, le désinvestissement et les sanctions (BDS) envers Israël fut débattue. Elle échoua par seulement 11 votes. Lors d’autres panels, les délégués ont lutté ardemment pour des motions promouvant des politiques de scolarité gratuite et la consultation par internet des membres du NPD sur les priorités politiques, ce qui a porté ses fruits.

Nombre des 1 751 délégués enregistrés au congrès ont exprimé leur désarroi devant l’obstructionnisme qui se dressait dans les parages. On eut recours à une série de motions d’ordres et d’arguments procéduraux afin de court-circuiter les résolutions établies en sessions plénières. Les supporteurs du Caucus Socialiste ont évité de telles tactiques, à une seule exception significative.

Nous avons contesté l’intimidation flagrante et les tactiques dominatrices employées par les sbires de Jagmeet (qui tentèrent de saisir contrôle de tous les microphones, pour et contre, et de museler les voix pour la Palestine lors du débat, samedi soir, sur les affaires mondiales), et nous avons été plutôt fructueux.

De ce fait, le cas de la prisonnière politique palestinienne Ahed Tamimi, âgée de 17 ans, emprisonnée par Israël pour avoir « embarrasser l’Occupation », fut rapporté à la télévision nationale. La couverture médiatique porta sur un groupe de délégués, plus d’une centaine en nombre, et principalement composé de jeunes, qui ont formé deux files au centre de la salle de congrès, brandissant des affiches sur lesquels on pouvait lire « Free Tamimi ». Le Caucus Socialiste a aussi réussi à recueillir une majorité (558 votes, 56,1 pour cent) afin d’ajouter 30 minutes à la session plénière pour débattre l’enjeu du Moyen-Orient. Malheureusement, nous n’avons pas atteint la majorité renforcée nécessaire de deux tiers des votes pour réussir à modifier l’ordre du jour. La politique adoptée, énonçant le statu quo, les-deux-côtés-sont-responsables-de-la-violence, la solution obsolète de la création de deux États, en laissa plusieurs à se demander ce qu’était devenu de l’engagement aux libertés civiles vanté par l’avocat Jagmeet Singh.

Alors que le temps filait, les socialistes n’ont pas tenté d’expédier des résolutions sur les politiques d’équité, même si les motions non controversées (tels que la modification du titre d’un comité du parti) ont empêché que soient abordés d’autres enjeux plus contentieux. Il va sans dire que nous avons voté en faveur de toutes les résolutions prônant l’équité.

Le Caucus Socialiste a voulu rationaliser le procédé, afin d’assurer plus de temps pour le débat de politique, en tentant d’amender l’ordre du jour, à l’ouverture du congrès. Même si nous n’avons pas gagné ce vote, ce geste contribua au succès ultérieur de la résolution avancée par le groupe Courage, visant à trouver de meilleurs moyens pour prioriser les résolutions. Malheureusement, la mesure finalement adoptée propose simplement un projet de recherche sur l’utilisation de l’internet pour consulter les effectifs du parti. De ce fait, il n’y aura pas de modification, avant le prochain congrès, au mécanisme existant de priorisation de résolutions excessivement corrompu et manipulateur. Ce sera peut-être pour le congrès suivant.

Plusieurs délégués (surtout ceux qui n’ont sont pas fanatiques du gradualisme au pas de tortue) m’ont remercié et d’autres compagnons du Caucus Socialiste d’avoir tenté d’amender l’ordre du jour. Sûrement, les nombreux conférenciers et les exposés informatifs auraient pu être présentés lors de sessions du soir. N’aurait-il pas été préférable de bénéficier d’activités instructives en alternative au souper avec le chef de parti à 300 $ le couvert ou les rencontres sociales soi-disant gratuites dans les bars aux prix dispendieux? Nécessairement, la base du parti continuera de lutter pour une démocratie plus ouverte au sein du NPD. Il faudra s’efforcer pour instaurer un programme allouant 70 pour cent du temps du congrès au débat de politique, à comparer au ratio méprisable de 42 pour cent observé au cours des congrès précédents des trois dernières décennies. On peut prédire avec confiance qu’au prochain congrès, le NPD appuiera la politique pro-BDS, un résultat impensable il y a seulement quelques années.

Le panel le plus marquant fut « Nation à Nation ». Les conférenciers invités étaient l’activiste-artiste Ellen Gabriel, l’enseignante et consultante anti-violence, Sahra MacLean, et Ian Campeau, un fondateur du groupe de musique A Tribe Called Red. Ils ont présenté des analyses anticapitalistes incisives et excitantes. De même, le chef du British Labour Party, Jeremy Corbyn, a envoyé un message vidéo de solidarité qui a fait soulever la foule, lorsqu’il affirma que « nos deux partis sont socialistes ». Ce fut la seule fois que le mot « socialiste » fut prononcé au-devant de la salle au cours de la fin de semaine.

Le Caucus Socialiste a célébré l’élection d’une de ses candidates à la direction (Dirka Prout pour coprésidente du Conseil des femmes du NPD) et fut ravi du fait que ses candidats ont reçu un soutien important durant les scrutins, avec Corey David recevant 16 pour cent des votes pour président, Gary Porter avec 27 pour cent pour Trésorier, Chris Gosse avec 20 pour cent pour vice-président de la main d’œuvre, et un appui populaire passant de 20 à 33 pour cent pour divers postes au sein de la direction et du conseil fédéral. Quel autre courant gauchiste à l’intérieur du parti présenta aux délégués un choix lors des scrutins pour la direction et le conseil fédéral? Quel autre mouvement au sein du parti a lutté pour des politiques socialistes honnêtes, ou encore pour un programme transitoire articulant les revendications de la classe ouvrière?

Les partisans du manifeste “Un bond vers l’avant” (Leap Manifesto en anglais) ont organisé une rencontre fougueuse d’envergure au Musée de la nature, mais ils ont choisi de ne pas intervenir au cours du congrès du NPD. Ceci a permis aux mandarins de l’establishment du parti de mettre au rancart toute discussion au sujet de la vision prônée par le manifeste. Courage mérite d’être reconnu pour son organisation pancanadien remarquable visant à promouvoir ses propositions pour une démocratie plus ouverte au sein du parti et l’éducation post-secondaire gratuite. De même, on doit féliciter le mouvement des Palestiniens, des Juifs progressistes et autres, qui ont conduit la campagne visant à interdire l’entrée au marché canadien des produits issus des colonies israéliennes illégales. Enfin, NPD Momentum a attiré un public modeste à une série d’événements appelé « Le Monde Transformé ».

Malheureusement, aucun de ces groupes n’a présenté une plateforme politique alternative ou une équipe de candidats pour contester l’establishment du parti de droite, ou encore moins, pour cibler le système capitaliste toxique. Malgré les efforts du Caucus Socialiste, autant avant que durant le congrès, aucun des leaders des groupes sous-mentionnés n’a démontré la volonté de collaborer sur des enjeux spécifiques ou des actions. Alors qu’une fusion des forces politiques n’est pas pour aujourd’hui, en raison des importantes différences entre les programmes et stratégies, une gauche unifiée pour l’atteinte d’objectifs particuliers est possible… et elle serait puissante, sinon irrésistible. L’unité dans l’action devrait être notre objectif commun.

Le forum sur la politique étrangère du Caucus Socialiste eut lieu vendredi soir et présentait l’auteur de Montréal, Yves Engler. Cet événement attira une grande foule et provoqua une excellente discussion qui a animé les délégués au cours des deux prochains jours, alors qu’on s’engageait dans des combats au congrès pour défendre une démocratie plus ouverte et certaines résolutions urgentes. Avec le soutien de douzaines d’associations de circonscriptions de partout au pays, plus de 20 résolutions du Caucus Socialiste furent comprises dans le cartable des projets de résolution du congrès. La table de présentation du cartable devenu un centre d’activisme, générant des revenus d’environ mille dollars. Plus de 35 personnes ont adhéré au Caucus Socialiste au cours du congrès. Loin de se sentir isolé, le groupe fut dynamisé par l’expérience.

Lors du vote de révision de la direction du parti, Jagmeet Singh a obtenu l’approbation de 90,7 pour cent des délégués, un résultat auquel on s’attendait alors qu’il avait accédé au poste de chef du parti il y a seulement quatre mois. Or, il a payé un prix politique pour ses tactiques maladroites de surcontrôle et son discours fade et décousu de 40 minutes. Singh a réussi à fâcher des centaines de jeunes, nouveaux membres, alors que les commentateurs sont demeurés perplexes. La chroniqueuse du Toronto Star, Chantal Hébert, résuma sobrement ainsi : « le discours du nouveau chef n’a pas marqué un grand départ du passé récent ».

L’approche de Singh vise à réduire l’inégalité sociale. Comment? En fermant les échappatoires fiscales, en augmentant l’impôt sur les sociétés, en façonnant un programme d’assure-médicaments pancanadien et des programmes de soins oculaires et dentaires, en réalisant la réconciliation avec les Premières Nations, et en prônant un système de scrutin proportionnel, selon ses dires. Or, en quoi cela diffère-t-il de l’approche du précédent chef discrédité, Tom Mulcair, surtout en l’absence de quelconques propositions audacieuses appelant les grandes entreprises à absorber ces coûts?

Singh a complètement évité le sujet des oléoducs (ignorant la guerre du vin et des mots entre les gouvernements NPD provinciaux de la Colombie-Britannique et de l’Alberta) et il demeura silencieux à l’égard du fléau des changements climatiques (est-il en faveur d’une taxe sur le carbone, d’un système de plafonds et d’échanges, ou de l’appropriation publique des géants de l’énergie afin de rapidement financer une transition rapide vers l’énergie verte?). Son plan général de politique ressemble plutôt à un roman mystère qu’à une plateforme d’un parti politique.

Au son du claquement à une seule main, les fonctionnaires du NPD ont décrété que la réunion serait un « congrès sans papier ». Or, l’application mobile dysfonctionnelle mise à disposition empêchait l’accès à l’information en temps opportun et constituait une source constante de frustration.

En fin de compte, l’image l’a emporté sur la politique, mais non sans difficulté. Si la balance du pouvoir ne penche pas vers la gauche aujourd’hui, il n’en faudrait que peu pour qu’elle bascule… surtout si les socialistes et les progressistes décident de s’unir pour défendre la cause commune de gagner le NPD et d’œuvrer pour un programme travailliste. Après tout, la victoire n’est pas gagnée sans lutter.

Pour le féminisme et le socialisme!

À l’occasion du 107e  anniversaire de la Journée internationale des Femmes

Pour le féminisme et le socialisme!

Une conférence des femmes de l’Internationale Socialiste à Copenhague de 1910 lança la Journée Internationale des Femmes à travers le monde en 1911.En 1978, il y a de cela quarante ans, les partis trotskystes, dont l’organisation qui a précédé la Ligue pour l’action socialiste/Socialist action dans l’État canadien, relancèrent au Canada  la JIF qu’on connait aujourd’hui.

Nous l’avons fait pour de bonnes raisons. L’oppression des femmes est enracinée dans le système capitaliste. Comme il le fait avec l’hétérosexisme, le racisme, la destruction de l’environnement et la guerre, le capitalisme tire profit de la discrimination, de la dépossession et du gaspillage des ressources naturelles.

Nous manifestons pour du pain… Mais aussi pour des roses! Nous le faisons face à l’escalade des attaques contre les besoins humains fondamentaux – une tendance vicieuse à l’austérité liée à une économie instable, inégale et insoutenable.

Les affirmations du pouvoir en place qui prétendent que les femmes ont atteint l’égalité ne sont qu’une plaisanterie de très mauvais goût.

  • En moyenne, les femmes touchent 18% de moins que les hommes, soit 8 000 $ de moins.
  • 27% des femmes employées travaillent moins de 30 heures par semaine, soit plus du double des 12% d’hommes qui travaillent à temps partiel. 7 emplois à temps partiel sur 10 sont occupés par des femmes.
  • De plus en plus de femmes à faible revenu multiplient les emplois pour survivre. 56 % des détenteurs d’emplois multiples sont des femmes.
  • Les femmes et les jeunes filles autochtones souffrent de conditions économiques et sociales honteuses. Elles sont les victimes systémiques du racisme, de l’inégalité, de l’agression physique, de la disparition et du meurtre.
  • La plupart des femmes portent encore le double fardeau du travail domestique et du travail à l’extérieur de la maison.

Alors que des milliards de dollars sont gaspillés à l’échelle mondiale pour le renflouement des coffres des entreprises et les dépenses militaires, les femmes et les jeunes filles se voient refuser l’accès à  l’éducation, aux opportunités économiques, à l’eau potable, aux soins de santé, le choix en matière de reproduction et la sécurité personnelle. De la Palestine à Haïti, de la Libye ,l’Irak, la Syrie et l’Afghanistan à la Colombie, un nombre disproportionné de femmes et d’ enfants est victime de guerres et d’occupation militaire dans lesquelles Ottawa est directement impliqué ou en est complice. Des millions de femmes et d’hommes ont manifesté contre le programme de Trump qui menace d’accroître le sexisme, le racisme, l’homophobie et l’exploitation à tous les niveaux.

Les mouvements #MeToo et It’s time! ont ébranlé le monde.

Pour transformer la société, nos revendications doivent être claires: pas d’argent pour la guerre. Impérialisme hors d’Ukraine et de Syrie. Fin de toute subvention au capital. Taxer les grandes entreprises et les riches. Financer les soins de santé, l’éducation et les services sociaux. Offrir un service de garde d’enfants universel, gratuit et de qualité. Faire respecter l’égalité des salaires et l’égalité d’accès à de bons emplois. Pas de salaires / avantages deux poids deux mesures. Rétablir le financement des organisations de justice sociale pour les femmes, des refuges d’urgence et de l’aide juridique. Construire des logements sociaux de qualité. Augmenter l’assurance emploi et en garantir l’accès réel aux travailleurs à temps partiel. Légiférer un salaire minimum de 18 $ / heure. En finir avec la précarité d’emploi.

Élimination progressive des sables bitumineux de l’Alberta. Saisir les profits des entreprises pour financer la conversion de l’industrie, des affaires, des maisons et des écoles à énergie verte.

Pour la propriété publique des hautes sphères de l’économie sous le contrôle des travailleurs et de la communauté. Pour un gouvernement des travailleurs. Lutter pour l’indépendance politique de la classe ouvrière et pour des politiques socialistes dans les syndicats et le NPD.

La libération des femmes à travers la révolution socialiste. Pas de socialisme sans libération des femmes.

Si vous êtes d’accord, rejoignez la Ligue pour l’action socialiste /Socialist Action aujourd’hui. http://www.socialistaction.ca .

Appelez le: 514 737-7645.

Courriel : socialistactioncanada@gmail.com ou rmahoo3@gmail.com