The Red Review | 05 Juillet 2024
Socialist Action/La Ligue pour l’Action Socialiste vous adresse ses plus chaleureuses salutations de solidarité à l’occasion de la Fierté 2024. Nous sommes heureux de féliciter à nouveau la coalition No Pride in Policing et ses alliés pour leur organisation. Au cours de l’année écoulée, la croissance continue de la droite dure, tant au niveau international qu’au Canada, a rendu la lutte pour la défense des droits des personnes homosexuelles et transgenres encore plus urgente.
Les attaques contre les droits des transgenres se sont multipliées et intensifiées. Trois provinces ont adopté des lois visant à exclure les jeunes transgenres et à les réprimer davantage. Après quelques avancées initiales en matière de droits des trans, la Marche du Million (Million March for Children Canada), au nom ridicule, a été répliquée par des contre-manifestations. Heureusement, la deuxième édition de la marche des bigots a été un échec. Mais la lutte pour les droits des transgenres sera longue.
Au cours de l’année écoulée, les attaques contre les homosexuel-les, les musulman-es, les Noirs et les Asiatiques ont encore augmenté. Encouragée par le soutien inconditionnel des abrutis de droite de Queen’s Park et par la capitulation du maire “progressiste” de Toronto sur le financement des policiers, l’unité de la police chargée des “crimes de haine” à Toronto se concentre sur le ciblage des militant-es de la solidarité pro-palestinienne. Cela inclut des accusations forgées de toutes pièces et des descentes à l’aube chez les gens. Attendre des policiers qu’ils assurent la “protection” de nos droits légaux est un fantasme en voie de disparition. L’autoprotection de la communauté est ce dont nous avons besoin.
Toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises. La croissance rapide et sans précédent du mouvement anti-guerre mondial pro-palestinien est impressionnante et encourageante. Les personnes queer et trans sont très impliquées, comme il se doit. La lutte palestinienne est notre lutte !
Pourtant, la crise des sans-abris s’aggrave, sans qu’aucune solution sérieuse ne soit proposée par les gouvernements capitalistes. Le secteur privé n’a pas de solution et n’a aucun intérêt à en trouver une, comme l’a affirmé Frederick Engels lorsqu’il a écrit La question du logement en 1872.
Seule la construction massive par le secteur public fera l’affaire, comme ce fut le cas dans la Grande-Bretagne d’après-guerre sous le premier gouvernement travailliste, et sous le gouvernement d’Hugo Chavez au Venezuela. Les locataires sont confrontés à des loyers de plus en plus élevés et obscènes. Il est urgent d’instaurer un gel universel des loyers, une baisse des loyers et un contrôle des loyers. Nous demandons aux municipalités et aux provinces de fournir des logements sûrs à tous les sans-abri, en particulier aux enfants des rues, parmi lesquels les jeunes queer et trans sont fortement surreprésentés. Des vies sont en jeu.
Les services de santé sont essentiels. En Ontario, la privatisation a conduit le gouvernement à encourager les cliniques privées de chirurgie dont les “coûts” sont bien supérieurs à ceux des hôpitaux publics. Tout comme l’utilisation d’infirmières par des agences d’exploitation. Aucun respect pour les contribuables ! (La situation est identique au Québec NDT).
Les membres queers de SA/LAS ont participé à l’organisation de la manifestation de février 2014 contre la loi anti-gay de Poutine. Notre orateur a rappelé que la première république soviétique avait été la première de la planète à dépénaliser l’homosexualité et l’avortement. Malheureusement, ces acquis ont été perdus dans les années 1930 avec la consolidation au pouvoir de la bureaucratie privilégiée et égoïste du parti-État, dirigée par Joseph Staline et son appareil de sécurité meurtrier, dont Poutine est le descendant direct. Tout en reconnaissant ses violations répressives passées à l’encontre des personnes homosexuelles, ce n’est pas par hasard qu’aujourd’hui Cuba révolutionnaire montre la voie à suivre parmi les pays “moins développés”.
Nous devons réfléchir au type de société que nous voulons et à celle que nous avons. Les droits des homosexuel-les ne seront jamais garantis sous le capitalisme. Diviser pour régner est la méthode de l’infime minorité obscènement riche qui dirige l’économie et l’État. L’énorme fossé des inégalités continue de se creuser. La catastrophe climatique alimentée par le carbone s’accélère rapidement. Ces désastres ne peuvent être inversés dans le cadre du système qui les a créés.
Dans une société socialiste, le logement, l’alimentation, l’éducation et les soins de santé seront des droits humains, comme ils le sont aujourd’hui à Cuba, malgré des ressources très limitées et le blocus meurtrier des États-Unis. La propriété publique et le contrôle des travailleurs-euses sur le sommet de l’économie sont essentiels pour que la production serve les besoins humains, et non le profit privé. Nous vous invitons à nous rejoindre dans la lutte pour un monde meilleur.