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Film Screenings at York University

On November 5, 2012 at York University, Socialist Action screened three documentaries about the rise of students and youths around the world in action against the corporate agenda.

The films screening were followed by a discussion moderated by Y. Fikret Kayali, a PhD student at York University and member of Socialist Action.

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Spread the Quebec Students’ Strike to Ontario

by Tyler Mackinnon
College and university students are now just entering or returning to school after summer vacation. However this year things are a bit different. Many students are asking this question:  Are we going to go on strike?
Since student strikes and mass street protests are still going strong in Quebec, many post-secondary student activists are working to spread the strike across English Canada – at least in Ontario where fees are the highest. The Great Recession, the result of an overproduction crisis compounded by a high stakes financial gamble lost by the super rich, is now being used as an excuse to raise tuition fees and slash a variety of public services.  It is also the rationale for furthering the agenda of corporatization of universities and colleges.
Sky rocketing tuition fees range anywhere from $6,000-$10,000 a year for a full course load.  To some, these charges seem manageable when compared to the crippling debts and related interest charges they must bear afterwards.  Students should realize that now is the time to hit the streets and demand what has always been our right:  Free, quality public post-secondary education!
Students should begin organizing for something more potent than a mere single day of protest. Sadly, the various student unions have been vague about their plans for action.  They claim to be waiting until the school year resumes to unveil their strategy. It is obvious that an action plan should be made public as soon as possible, particularly since Ontario Premier Dalton McGuinty lied about reforming the tuition debt regime — not to mention McGuinty’s current war on elementary and secondary school teacher’s fundamental bargaining rights. No longer should students and education support workers trust the false promises of McGuinty and his Liberal party – bought and paid for by the 1%.
With rebellion in the air and high enthusiasm for following in the footsteps of our Quebec student comrades, one would think that the Ontario student revolt will happen any day now. Sadly this is not the case, largely due to the existing student union leadership.
Instead of demanding free post-secondary education and the cancelation of student debt, student bureaucrats are playing it safe.  They ask for small concessions from the provincial government, such as freezing tuition fees, or lowering them by a small percentage over a period of time. Not only would these concessions do very little to help the least affluent students, but they’d fail to affirm the most vital aspect of the growing student movement globally — that education is a RIGHT, not a privilege! It should be the rich, whose system caused the economic crisis, who ought to bail out the economy, and not only that, but to pay for tuition-free education for all.
At a time when Ontario student unemployment is the highest in the country, at a time when obtaining one’s OSAP cheque is an Olympian challenge, at a time when universities are more corporate-branded and controlled than ever, we need bold, not petty demands. Now is the time for rebellion, in the classes, in the work places, and on the streets. The student union leadership has a choice.  Lead, follow, or get out of the way.  On every campus, students should organize debates, conduct strike votes and resolve to initiate action to drop fees.  This is the perspective that Youth for Socialist Action will be advancing everywhere.  Join us.  Together we can fight to win.

Ontario Student Strike Training Camp

July 27 at 7:00pm until July 29 at 5:00pm in UTC-04
Registration Desk: 5 Bancroft Ave., Lobby of the Earth Sciences Centre — University of Toronto

PLEASE FILL OUT THE ONLINE REGISTRATION FORM HERE:
http://www.utgsu.ca/stuorgtrain/
– and spread the word to any other students who you think will be interested !

On the weekend of July 28 – 29th, several student organizers from Quebec will be coming to the University of Toronto to train the crew of Ontario student organizers who will be (direct) democratizing their campuses and mobilizing towards a student strike. Whether you are an experienced organizer or new to the scene, whether you’re on the ex…See More

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La révolte estudiantine québécoise se poursuit

Photo: http://rebelyouth-magazine.blogspot.ca/2012/04/quebec-student-strike-puts-charest.html

par Robbie Mahood

Le 19 mai 2012, le gouvernement libéral du Québec a adopté une loi draconienne, la loi 78, dans le but de mater la grève massive des étudiants qui secoue la société québécoise depuis plus de quatre mois. La bien nommée Loi Matraque s’en prend aux droits de réunion, de manifestation et de liberté d’expression. La loi suspend la session académique de tous les collèges et universités affectés par la grève, interdit les lignes de piquetage aux abords des institutions d’enseignement, force les professeurs (qui sont majoritairement favorables à la grève) à se présenter au travail lorsque les cours reprendront en août, permet de prélever des retenues à même les cotisations de toute association d’étudiants jugée responsable d’avoir perturbé les cours, et rend illégale toute manifestation qui n’est pas préalablement approuvée par la police. Les associations d’étudiants réputées enfreindre les clauses de la loi seront punies au moyen d’amendes pouvant atteindre cent-vingt-cinq mille dollars par jour.

Le 22 mai, deux cent mille personnes sont descendues dans la rue pour s’opposer à cette loi répressive et soutenir une entente négociée. Plus tard le même jour, le premier concert des casseroles destiné à exprimer le ressentiment populaire envers la loi a été organisé grâce au bouche-à-oreille par internet. Les battements de casseroles, un emprunt aux masses argentines, se sont transformés en activité vespérale récurrente dans de nombreux quartiers de Montréal. (Le 31 mai, des ralliements et défilés solidaires de casseroles ont eu lieu dans plusieurs villes de par le Canada anglais, dont plus de deux mille participants à un bain de foule tintamarresque du secteur centre-ouest de Toronto. NDLR)

La police a choisi d’user de ses nouveaux pouvoirs de manière sélective et guette le moment d’agir. N’empêche, plus de deux mille arrestations ont eu lieu depuis le début du conflit (quatre fois le nombre d’arrestations effectuées pendant l’application de la Loi sur les mesures de guerre en octobre 1970). Plusieurs étudiants ont été blessés gravement par les armes policières. À n’en point douer, les manifestations monstres des 22 mars, 22 avril et 22 mai se sont déroulées pratiquement sans incident puisque tant la police que les provocateurs se sont inclinés devant la loi des grands nombres.

Les étudiants se sont attiré l’admiration générale pour leur courage, leur ténacité et leur créativité. En dépit de cela, le gouvernement reste inflexible. Pourquoi ?

Bien évidemment, quelques réactions indésirables n’ont pu être évitées. Trente années de « rétro-libéralisme » ont eu un impact sur la conscience populaire. D’aucuns croient que les étudiants devraient « payer leur écot », tant l’austérité semble inévitable. Ces gens veulent que l’ordre se rétablisse.

Les médias dominants font bien évidemment la promotion de cette vue et tentent de dénigrer les étudiants en magnifiant chaque incident violent (en évitant soigneusement d’en dire autant de la violence policière). À noter à ce chapitre l’écart de ton entre les médias francophones et anglophones. Ceux dont la plume est la mieux trempée dans du vitriol pour décrire les étudiants sont les médias de droite de l’extérieur du Québec ; tandis qu’à l’intérieur du Québec, les attitudes sont en corrélation très nette selon la langue maternelle.

Cela ne suffit cependant pas pour expliquer la posture rigide du gouvernement qui consiste à ne pas faire de concession. Le parti libéral du Québec est dans une vaste mesure le parti de la classe des capitalistes au Québec, et Charest leur lieutenant. La bourgeoisie québécoise trépigne d’impatience à l’idée d’imposer l’austérité, dans une vaine tentative pour améliorer la position concurrentielle du capital québécois. Les années passées au pouvoir pour les libéraux ont été consacrées à mater l’héritage de la soi-disant « Révolution tranquille », savoir, les gains que les soulèvements ouvriers des années soixante et soixante-dix ont entraînés pour les ouvriers québécois et pour la nation québécoise dans son ensemble. En fait, le gouvernement a été en mesure d’arracher des concessions majeures aux syndicats du secteur public québécois en 2005 et 2010. Il importe de noter qu’en 2005, les libéraux se sont vus forcés de battre en retraite devant la mobilisation des étudiants au moment de leur première tentative de faire avaler à ceux-ci une hausse des droits de scolarité. Aujourd’hui, le gouvernement Charest est déterminé à parvenir à ses fins.

Pour l’emporter contre un adversaire aussi tenace, les étudiants auraient besoin du soutien du mouvement ouvrier, pas seulement des ressources dont les syndicats ont fait don, mais la préparation et l’organisation d’au moins une grève générale d’une journée. Les chefs syndicaux ont refusé d’envisager cette possibilité. Las ! bien que l’idée d’une « grève sociale » soit dans l’air, aucune force politique de taille ne semble disposée à présenter une telle demande aux syndicats et à se battre pour en voir la matérialisation.

Peu importe le résultat de la grève, les jeunes étudiants québécois ont ébranlé le statu quo néolibéral jusque dans son socle. Le combat pour le gel des droits de scolarité, lié au but d’atteindre la gratuité de l’éducation supérieure, a touché un point sensible. Deux visions différentes de la société nous sont présentées : d’un côté, la marchandisation implacable des ressources tant naturelles qu’humaines au bénéfice de quelques-uns et l’amoindrissement du niveau de vie du plus grand nombre en dégradant l’environnement, de l’autre, le contrôle démocratique collectif de la chose publique de manière à garantir une vie décente pour chacun et la promotion de la responsabilité de gérance de la planète, plutôt que sa ruine.

(Robbie Mahood est membre de la Ligue pour l’action socialiste à Montréal.)

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Ligue pour l’Action Socialiste et

Jeunesse pour l’Action socialiste

www.socialistaction-canada.blogspot.com Tel. 514 – 737-7645 ou 416 – 535-8779

Propagez la grève québécoise ! Solidarité avec les étudiants !

Photo: http://www.qpirgconcordia.org/?p=3052

Au fur et à mesure que le vent des protestations massives et des exigences de changements continu de souffler sur le Québec, le moment est venu pour les étudiants et la classe ouvrière du Canada anglais de descendre dans la rue par solidarité avec le mouvement estudiantin. Ce qui a commencé par une opposition aux hausses des droits de scolarité au Québec a pris de l’ampleur et s’est transformé en lutte contre l’austérité et en défense des droits civils fondamentaux. C’est par milliers, pratiquement tous les soirs, depuis maintenant plus de cent jours, en nombres qui ont à plusieurs reprises atteint trois cent mille qu’étudiants et ouvriers sont descendus dans la rue à Montréal et de par le Québec.

Le peuple québécois, grâce à ses antécédents de protestations de masses, se prévaut du meilleur système de transport en commun, des droits de scolarité les plus faibles et du système de garderies le plus abordable qui soit au sein de l’État canadien. Le gouvernement libéral de Jean Charest s’inquiète du pouvoir potentiel d’un front estudiantin-ouvrier uni qui met de l’avant un programme en faveur des quatre-vingt-dix-neuf pour cent. L’usage que fait Charest de la police pour réprimer les protestataires et faire la guerre aux droits démocratiques constitue sa seule réponse. La loi 78 restreint la liberté de réunion, de protestation, et même de piquetage, dans les universités, ou dans leurs environs, voire n’importe où au Québec sans l’approbation préalable de la police. La loi crée aussi des restrictions au chapitre du droit de grève des employés en éducation. Cette loi s’est attiré les critiques soutenues de l’Association canadienne des professeurs d’université, et de dizaines d’organismes juridiques, et est décrite comme enfreinte aux droits fondamentaux de réunion, de rassemblement et d’expression. Bien que le gouvernement Charest, la police et les médias de droite aient déployé des efforts considérables afin de dénigrer les manifestations de protestation, les étudiants redescendent dans la rue en faisant montre d’une force qui, contre toute attente, ne cesse de croître.

En Ontario, avec l’alignement accéléré des universités sur le modèle des entreprises, avec des hausses des droits de scolarité dépassant trois cents pour cent au cours de la décennie écoulée, méditer l’exemple québécois ne suffit plus. Voici venu le moment de marcher de pair avec les actions des Québécois. Alors que les gouvernements capitalistes distribuent plans de sauvetage et allégements fiscaux au « un pour cent », les étudiants sont contraints de cracher au bassinet pour une récession qu’ils n’ont aucunement contribué à créer ! Étudiants ! de Vancouver à Toronto à Halifax à Saint-Jean-de-Terre-Neuve, voici venu le moment de montrer à Charest, McGuinty, Harper et autres chefs bourgeois qu’une attaque menée contre l’un d’entre nous est une attaque menée contre nous tous !

Nous disons : · Soutenez l’appel de la Fédération canadienne des étudiants en faveur de ralliements, de débats, et de votes massifs dans l’Ontario entier en septembre pour une grève étudiante en vue d’obtenir une diminution des droits de scolarité. Planifiez dès à présent des actions destinées à propager la grève québécoise.

· Créez un front commun d’organisations estudiantines et de syndicats ouvriers afin de soutenir les étudiants québécois et de combattre les mesures d’austérité capitalistes, où que ce soit.

· Supprimez tous les droits de scolarité ! L’éducation postsecondaire gratuite est un droit fondamental, pas un privilège.

· Effacez la dette étudiante dans son intégralité !

· Révoquez la loi 78 du Québec et toutes les lois qui restreignent le droit de réunion, de rassemblement et d’expression ! Protester est un droit fondamental.

Rejoignez les rangs de Jeunesse pour l’Action socialiste