Category Archives: Youth

Ontario Student Strike Training Camp

July 27 at 7:00pm until July 29 at 5:00pm in UTC-04
Registration Desk: 5 Bancroft Ave., Lobby of the Earth Sciences Centre — University of Toronto

PLEASE FILL OUT THE ONLINE REGISTRATION FORM HERE:
http://www.utgsu.ca/stuorgtrain/
– and spread the word to any other students who you think will be interested !

On the weekend of July 28 – 29th, several student organizers from Quebec will be coming to the University of Toronto to train the crew of Ontario student organizers who will be (direct) democratizing their campuses and mobilizing towards a student strike. Whether you are an experienced organizer or new to the scene, whether you’re on the ex…See More

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La révolte estudiantine québécoise se poursuit

Photo: http://rebelyouth-magazine.blogspot.ca/2012/04/quebec-student-strike-puts-charest.html

par Robbie Mahood

Le 19 mai 2012, le gouvernement libéral du Québec a adopté une loi draconienne, la loi 78, dans le but de mater la grève massive des étudiants qui secoue la société québécoise depuis plus de quatre mois. La bien nommée Loi Matraque s’en prend aux droits de réunion, de manifestation et de liberté d’expression. La loi suspend la session académique de tous les collèges et universités affectés par la grève, interdit les lignes de piquetage aux abords des institutions d’enseignement, force les professeurs (qui sont majoritairement favorables à la grève) à se présenter au travail lorsque les cours reprendront en août, permet de prélever des retenues à même les cotisations de toute association d’étudiants jugée responsable d’avoir perturbé les cours, et rend illégale toute manifestation qui n’est pas préalablement approuvée par la police. Les associations d’étudiants réputées enfreindre les clauses de la loi seront punies au moyen d’amendes pouvant atteindre cent-vingt-cinq mille dollars par jour.

Le 22 mai, deux cent mille personnes sont descendues dans la rue pour s’opposer à cette loi répressive et soutenir une entente négociée. Plus tard le même jour, le premier concert des casseroles destiné à exprimer le ressentiment populaire envers la loi a été organisé grâce au bouche-à-oreille par internet. Les battements de casseroles, un emprunt aux masses argentines, se sont transformés en activité vespérale récurrente dans de nombreux quartiers de Montréal. (Le 31 mai, des ralliements et défilés solidaires de casseroles ont eu lieu dans plusieurs villes de par le Canada anglais, dont plus de deux mille participants à un bain de foule tintamarresque du secteur centre-ouest de Toronto. NDLR)

La police a choisi d’user de ses nouveaux pouvoirs de manière sélective et guette le moment d’agir. N’empêche, plus de deux mille arrestations ont eu lieu depuis le début du conflit (quatre fois le nombre d’arrestations effectuées pendant l’application de la Loi sur les mesures de guerre en octobre 1970). Plusieurs étudiants ont été blessés gravement par les armes policières. À n’en point douer, les manifestations monstres des 22 mars, 22 avril et 22 mai se sont déroulées pratiquement sans incident puisque tant la police que les provocateurs se sont inclinés devant la loi des grands nombres.

Les étudiants se sont attiré l’admiration générale pour leur courage, leur ténacité et leur créativité. En dépit de cela, le gouvernement reste inflexible. Pourquoi ?

Bien évidemment, quelques réactions indésirables n’ont pu être évitées. Trente années de « rétro-libéralisme » ont eu un impact sur la conscience populaire. D’aucuns croient que les étudiants devraient « payer leur écot », tant l’austérité semble inévitable. Ces gens veulent que l’ordre se rétablisse.

Les médias dominants font bien évidemment la promotion de cette vue et tentent de dénigrer les étudiants en magnifiant chaque incident violent (en évitant soigneusement d’en dire autant de la violence policière). À noter à ce chapitre l’écart de ton entre les médias francophones et anglophones. Ceux dont la plume est la mieux trempée dans du vitriol pour décrire les étudiants sont les médias de droite de l’extérieur du Québec ; tandis qu’à l’intérieur du Québec, les attitudes sont en corrélation très nette selon la langue maternelle.

Cela ne suffit cependant pas pour expliquer la posture rigide du gouvernement qui consiste à ne pas faire de concession. Le parti libéral du Québec est dans une vaste mesure le parti de la classe des capitalistes au Québec, et Charest leur lieutenant. La bourgeoisie québécoise trépigne d’impatience à l’idée d’imposer l’austérité, dans une vaine tentative pour améliorer la position concurrentielle du capital québécois. Les années passées au pouvoir pour les libéraux ont été consacrées à mater l’héritage de la soi-disant « Révolution tranquille », savoir, les gains que les soulèvements ouvriers des années soixante et soixante-dix ont entraînés pour les ouvriers québécois et pour la nation québécoise dans son ensemble. En fait, le gouvernement a été en mesure d’arracher des concessions majeures aux syndicats du secteur public québécois en 2005 et 2010. Il importe de noter qu’en 2005, les libéraux se sont vus forcés de battre en retraite devant la mobilisation des étudiants au moment de leur première tentative de faire avaler à ceux-ci une hausse des droits de scolarité. Aujourd’hui, le gouvernement Charest est déterminé à parvenir à ses fins.

Pour l’emporter contre un adversaire aussi tenace, les étudiants auraient besoin du soutien du mouvement ouvrier, pas seulement des ressources dont les syndicats ont fait don, mais la préparation et l’organisation d’au moins une grève générale d’une journée. Les chefs syndicaux ont refusé d’envisager cette possibilité. Las ! bien que l’idée d’une « grève sociale » soit dans l’air, aucune force politique de taille ne semble disposée à présenter une telle demande aux syndicats et à se battre pour en voir la matérialisation.

Peu importe le résultat de la grève, les jeunes étudiants québécois ont ébranlé le statu quo néolibéral jusque dans son socle. Le combat pour le gel des droits de scolarité, lié au but d’atteindre la gratuité de l’éducation supérieure, a touché un point sensible. Deux visions différentes de la société nous sont présentées : d’un côté, la marchandisation implacable des ressources tant naturelles qu’humaines au bénéfice de quelques-uns et l’amoindrissement du niveau de vie du plus grand nombre en dégradant l’environnement, de l’autre, le contrôle démocratique collectif de la chose publique de manière à garantir une vie décente pour chacun et la promotion de la responsabilité de gérance de la planète, plutôt que sa ruine.

(Robbie Mahood est membre de la Ligue pour l’action socialiste à Montréal.)

Rejoignez les rangs de

Ligue pour l’Action Socialiste et

Jeunesse pour l’Action socialiste

www.socialistaction-canada.blogspot.com Tel. 514 – 737-7645 ou 416 – 535-8779

Propagez la grève québécoise ! Solidarité avec les étudiants !

Photo: http://www.qpirgconcordia.org/?p=3052

Au fur et à mesure que le vent des protestations massives et des exigences de changements continu de souffler sur le Québec, le moment est venu pour les étudiants et la classe ouvrière du Canada anglais de descendre dans la rue par solidarité avec le mouvement estudiantin. Ce qui a commencé par une opposition aux hausses des droits de scolarité au Québec a pris de l’ampleur et s’est transformé en lutte contre l’austérité et en défense des droits civils fondamentaux. C’est par milliers, pratiquement tous les soirs, depuis maintenant plus de cent jours, en nombres qui ont à plusieurs reprises atteint trois cent mille qu’étudiants et ouvriers sont descendus dans la rue à Montréal et de par le Québec.

Le peuple québécois, grâce à ses antécédents de protestations de masses, se prévaut du meilleur système de transport en commun, des droits de scolarité les plus faibles et du système de garderies le plus abordable qui soit au sein de l’État canadien. Le gouvernement libéral de Jean Charest s’inquiète du pouvoir potentiel d’un front estudiantin-ouvrier uni qui met de l’avant un programme en faveur des quatre-vingt-dix-neuf pour cent. L’usage que fait Charest de la police pour réprimer les protestataires et faire la guerre aux droits démocratiques constitue sa seule réponse. La loi 78 restreint la liberté de réunion, de protestation, et même de piquetage, dans les universités, ou dans leurs environs, voire n’importe où au Québec sans l’approbation préalable de la police. La loi crée aussi des restrictions au chapitre du droit de grève des employés en éducation. Cette loi s’est attiré les critiques soutenues de l’Association canadienne des professeurs d’université, et de dizaines d’organismes juridiques, et est décrite comme enfreinte aux droits fondamentaux de réunion, de rassemblement et d’expression. Bien que le gouvernement Charest, la police et les médias de droite aient déployé des efforts considérables afin de dénigrer les manifestations de protestation, les étudiants redescendent dans la rue en faisant montre d’une force qui, contre toute attente, ne cesse de croître.

En Ontario, avec l’alignement accéléré des universités sur le modèle des entreprises, avec des hausses des droits de scolarité dépassant trois cents pour cent au cours de la décennie écoulée, méditer l’exemple québécois ne suffit plus. Voici venu le moment de marcher de pair avec les actions des Québécois. Alors que les gouvernements capitalistes distribuent plans de sauvetage et allégements fiscaux au « un pour cent », les étudiants sont contraints de cracher au bassinet pour une récession qu’ils n’ont aucunement contribué à créer ! Étudiants ! de Vancouver à Toronto à Halifax à Saint-Jean-de-Terre-Neuve, voici venu le moment de montrer à Charest, McGuinty, Harper et autres chefs bourgeois qu’une attaque menée contre l’un d’entre nous est une attaque menée contre nous tous !

Nous disons : · Soutenez l’appel de la Fédération canadienne des étudiants en faveur de ralliements, de débats, et de votes massifs dans l’Ontario entier en septembre pour une grève étudiante en vue d’obtenir une diminution des droits de scolarité. Planifiez dès à présent des actions destinées à propager la grève québécoise.

· Créez un front commun d’organisations estudiantines et de syndicats ouvriers afin de soutenir les étudiants québécois et de combattre les mesures d’austérité capitalistes, où que ce soit.

· Supprimez tous les droits de scolarité ! L’éducation postsecondaire gratuite est un droit fondamental, pas un privilège.

· Effacez la dette étudiante dans son intégralité !

· Révoquez la loi 78 du Québec et toutes les lois qui restreignent le droit de réunion, de rassemblement et d’expression ! Protester est un droit fondamental.

Rejoignez les rangs de Jeunesse pour l’Action socialiste

Spread the Quebec Strike! Solidarity with the Students!

As the winds of mass protest and demands for change continue to surge across Quebec, now is the time for students and working people in English Canada to march in solidarity with the students’ movement. What began as opposition to tuition hikes in Quebec has grown into a fight against austerity and a defence of fundamental civil liberties. Thousands, almost every night, for over 100 days, and up to 300,000 students and workers on several occasions, have marched in Montreal and across the province.

Because Quebec has a history of mass protest action, its people have the best public transportation system, the lowest tuitions and the most affordable provincial childcare system in the Canadian state. The Liberal government under Jean Charest is worried about the potential power of a united front of students and labour to advance an agenda for the 99%. Charest’s use of the police to crack down on protestors, and the launch of a war against democratic rights is his answer. Law 78 restricts freedom of assembly, protest, even picketing on or near university facilities, indeed anywhere in Quebec without prior police approval. The law also places restrictions upon education employees’ right to strike. This bill has been heavily criticized by the Canadian Association of University Teachers, and by dozens of legal bodies, as a “violation of fundamental freedoms of association, assembly and expression.” Despite every attempt by the Charest government, by the police and the right-wing media to defame the protests, students continue to hit the streets, incredibly ever growing in strength.

In Ontario, with the rapid corporatization of universities, with tuition fees hiked by over 300% in the past decade, it is no longer enough to endorse the example of the Quebec students from afar. It is time to emulate their actions. While capitalist governments deliver bail outs and tax breaks to the 1%, students are being forced to pay for a recession we did not cause! Students: from Vancouver to Toronto to Halifax to St. John’s, now is the time to show Charest, McGuinty, Harper and the other bourgeois leaders that an attack on any one of us, is an attack on all of us!

We say:

  • Support the Canadian Federatin of Students call for mass rallies, debates and votes across Ontario in September in favour of a student strike to drop fees. Plan actions now to spread the Quebec strike.
  • Create a common front of students’ organizations and labour unions to support the Quebec students and fight the capitalist austerity measures everywhere.
  • ELIMINATE ALL TUITION FEES!  Free post-secondary education is a fundamental right, not a privilege.
  • Cancel all student debt!
  • Repeal Quebec Law 78 and all laws that restrict the right to association, assembly, and expression! Protest is a fundamental right.

Youth for Socialist Action – Jeunesse pour l’Action socialiste

Quebec Student Revolt Continues

On May 19, 2012, Quebec’s Liberal government passed draconian legislation, Law 78, to smash the mass student strike which has shaken Quebec society over the past 4 months. The so-called Loi de Matraque (truncheon law) is an attack on the rights of association, demonstration and free speech. It suspends academic sessions at all Quebec colleges and universities affected by the strike, prohibits picket lines at educational institutions, forces professors (who had largely been supportive of the strike) to report to work when classes resume in August, authorizes withholding of dues check–offs for any student association deemed responsible for disruption of courses, and outlaws any demonstration that is not pre-approved by the police. Student associations found in violation of the law’s provisions will be punished by fines of up to $125,000 per day.

On May 22, 200,000 people took to the streets to oppose this repressive law and support a negotiated settlement. Later the same day, the first “concert des casseroles” to show popular displeasure with the law was organized by inter net ‘word of mouth’. The banging of pots and pans, borrowed from the Argentinian masses, has turned into a regular evening occurrence in many Montreal neighbourhoods.

The police have chosen to use their new powers selectively and are biding their time. Even so, there have been more than two thousand arrests since the conflict started (four times the number arrested during the invocation of the War Measures Act in October 1970). Several students have been seriously injured by police weapons. Certainly, the huge demonstrations of March 22, April 22, and May 22 were virtually free of incidents as both police and provocateurs bowed to the law of massive numbers.

The students have won widespread admiration for their courage, tenacity and creativity. Yet the government remains intransigent. Why?

Of course, there has been the inevitable backlash. Thirty years of “retro-liberalism” have had an impact on popular consciousness. Many believe the students should “pay their share” since austerity appears inevitable. Many want to see order restored.

The corporate media of course actively promote this view and try to taint the students by playing up every violent incident (though not, of course, the violence of the police). Remarkable in this respect is the difference in tone of the French versus the English speaking media. The most vitriolic hostility to the students comes from the right wing media outside Quebec; and inside Quebec, attitudes are highly correlated with mother tongue.

But this alone does not explain the government’s tough no-concessions stance. The Liberals are very much the party of the Quebec capitalist class and Charest their lieutenant. The Quebec bourgeoisie is anxious to impose austerity in a vain attempt to improve the competitive position of Quebec capital. The Liberal years in office have been dedicated to rolling back the legacy of the so-called ‘Quiet Revolution’, that is, the gains that the labour upsurge of the 1960’s and 70’s secured for Quebec workers and the Quebec nation as a whole. Indeed, the government was able to wring major concessions from the Quebec public sector unions in 2005 and 2010. By contrast, in 2005, the Liberals were forced to retreat before the student mobilizations that greeted their first attempt to force through a tuition hike. This time they are determined to win.

In order to prevail against such a determined opponent , the students would need the support of the labour movement, and not just the resources which the unions have donated, but the preparation and organization of at least a one-day general strike. This the union leaders have refused to contemplate. Unfortunately, although the idea of a ‘social strike’ is in the air, no significant political force has been prepared to take this demand into the unions and fight for it.

Whatever the outcome of the strike, Quebec’s young students have shaken the neo-liberal status quo to its roots. The fight for a freeze on tuition fees linked to the goal of achieving free higher education has struck a nerve. Two different visions of society are posed: on the one hand, relentless commodification of both natural and human resources to benefit the few, drive down the living standards of the many while degrading the environment; and on the other, collective democratic control over the commonwealth so as to provide a decent life for all, and promote the stewardship, rather than the ruin, of the planet.

by Robbie Mahood

(Robbie Mahood is a member of Socialist Action living in Montreal. Several of his pots have been bent out of shape.)